Préparation des contrôles

 

Je ne transmets plus mes documents personnels. Je souhaite que le fruit de mes réflexions et mon travail de préparation reste ma propriété et ne soit pas réutilisé tel quel. Aussi je pense que ce travail de réflexion est vraiment bénéfique et nécessaire pour les familles. Il est aussi très personnel. Je vous encourage réellement à le faire. Vous en tirerez nombreux bénéfices.
Par contre, je vais vous détailler comment je prépare les contrôles et mes différents courriers et rapports. Cela tombe bien, je suis en plein dedans depuis quelques jours.

  • Tout d’abord, je fais un courrier où j’explique mes choix pédagogiques et philosophiques, puisque le contrôle est censé en tenir compte. Pour ce faire, je pose sur papier  :
    1. pourquoi je pratique l’IEF ?
    2. comment je pratique l’IEF ? ici du unschooling : j’explique donc
      • qu’est ce que le unschooling,
      • pourquoi le unschooling
      • comment il s’applique chez nous

J’envoie ce courrier dans ma réponse à la convocation comme quoi je serai bien dispo tel jour et heure. avec un « en vue de préparer ce rendez vous, je vous transmets nos choix pédagogiques et philosophiques quand à l’instruction en famille »

Durant 4 ans ce courrier a été le même. La 5ème année (l’an dernier), je l’ai quelque peu modifié car nous avions changé un peu dans notre démarche et je l’ai donc stipulé avec les raisons. Ce courrier est toujours très argumenté.

  • Puis, je prépare un bilan d’activités : j’y liste toutes nos activités formelles ou informelles, les visites, sorties, activités dites extra scolaire, les ressources et supports etc en faisant un lien avec les compétences développées. J’y exprime les acquis de ma fille, mais aussi ses difficultés.Fonction des années, la présentation change. Parfois, je trie par matière, d’autres fois je liste tout simplement.

J’apporte avec nous une partie de nos supports (difficile car tout est sources d’apprentissages chez nous. Donc on sélectionne quelques jeux, livres, les supports les plus usités) et les quelques traces écrites des activités faites.

Je donne ce bilan le jour du rendez-vous, en ouverture de séance.

Jusqu’à présent, nos rendez vous se sont toujours déroulé en discussion autour de ce bilan. J’explique l’activité ou le support/ressources plus en détail, les compétences qui en ressortent. On échange sur ses acquis et difficultés, parfois ils me conseillent ou me donnent des pistes de ressources qui pourraient aider. Ils échangent avec ma fille. Lui demandent son avis.

Quand ma fille était plus petite, je faisais aussi un portfolio : une sorte de journal de notre nonsco, où je mettais des photos de nos activités avec un petit texte. Ma fille m’aidait à le faire. Je remettais ce portfolio en plus le jour du rendez vous et c’est ma fille qui le leur présentait. Ainsi elle pouvait entrer en contact avec eux, leur parler, leur expliquer ce qu’elle faisait etc. L’aspect journal avec photos étaient adapté pour une enfant ne sachant pas lire.

***

En fait, j’apprécie d’avoir à réfléchir sur pourquoi je fais l’IEF et pourquoi je fais l’IEF de la façon dont je le fais :

Je pense qu’il est important de se questionner. Ne pas faire l’IEF par lubie. Ce n’est pas une lubie, pour ma part.

Notre choix d’IEF a été largement et longtemps mûri avant même que notre enfant soit en âge d’être scolarisée. M’interroger consciemment sur nos raisons de l’IEF, de comment on fait l’IEF et les mettre sur papier en les argumentant, permet de ne pas perdre ma route. Cela me permet aussi de m’affirmer dans mes choix, d’avoir les arguments sur ma démarche, mais aussi de me remettre en question si besoin, de réajuster ma démarche.

Cela pose aussi les bases sur lequel le contrôle se passera : ce que nous sommes prêts à accepter ou pas. Par exemple, nous en venons donc à expliquer que nous n’évaluons pas notre enfant et pourquoi nous ne le faisons pas, et que donc durant le contrôle cela ne fera pas non plus. Nous ne refusons pas les tests ou exercices pour entrer dans un rapport de force avec eux, mais car nous avons des arguments pédagogiques en lien avec notre démarche quotidienne.

Rédiger le bilan de nos activités me permet :

  • m’apercevoir qu’on fait en fait beaucoup de choses et qu’elles sont sources d’apprentissage, même si pas formelles.
  • conscientiser les acquis et progrès de ma fille, poser aussi ses difficultés, ses motivations, ses besoins, ses envies.

Voilà, au final, inspection ou pas, ce travail de réflexion et de bilan nous est,  pour notre part, bénéfique. On pose les choses, on voit où nous en sommes, où notre enfant en est. Cela nous permet aussi de faire des réajustements si on en ressent alors le besoin.

3 comments

  1. Cet article est génial ! Je le partage également en ton nom sur le site et me permettrai de te recontacter très prochainement dans le cadre d’un événement spécial que je prépare 😉 Bonne fin de soirée

  2. Merci pour cet article! Pour nos 2 inspections, j’avais préparé la même chose, un gros dossier avec nos choix pédagogiques et tout ce que l’on a fait, classé par compétence du socle commun. Cela meuble bien le temps car je le lis au conseiller (il a le double sous ses yeux), cela me prend presque 2h, et on en discute, il reste très peu de temps pour des exercices (1ère inspection, il n’a pas osé questionner notre fils et pour la 2ème quelques questions orales pendant lesquelles je guidais mon fils). Pour moi, ce dossier m’est vital sinon je ne saurais pas bien m’exprimer ou me souvenir de tout le jour J. Et effectivement, c’est un bon bilan pour voir où on en est.

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