Neuropsy (02)

Aujourd’hui, pour le rendez vous, je devais apporter tous nos supports afin d’en faire le tri, voir ce qui correspondait ou pas au fonctionnement de ma fille, et avoir ainsi une concordance entre le travail au cabinet et à la maison.

J’ai  apporté tous les supports français et maths, dont les nombreux supports Montessori, cartes heuristiques, les dictées muettes etc.

Elle a été agréablement surprise par tous le travail que nous avions effectué, trouvant que c’était énorme compte tenu des difficultés de ma fille. Elle a apprécié tout mon travail de recherche et les supports / méthodes utilisées. Tout est bien approprié pour ma fille et m’en a félicitée.

Elle a écarté le travail sur la grammaire, conjugaison et règles d’orthographe. Même si les méthodes (genre grammaire en 3D) sont appropriées au fonctionnement de ma grande, en fait, c’est trop d’information. Aussi, elle est d’avis qu’aborder ces notions ne lui est pas utile. Trop de notions et d’informations qu’elle ne peut pas réutiliser dans un autre contexte. Elle pense que ces notions sont abordées naturellement dans des situations de productions écrites et de lecture ludiques. Pas besoin qu’elles soient intellectualisées. Elle sait qu’elles existent, pas besoin de plus. Au final, les pistes de remediations sont très unschooling. On apprend en vivant, en jouant, sans intellectualiser.

Elle a pris note de certains de mes supports qu’elle ne connaissait pas et qui lui ont plu et qu’elle pense utiliser, notamment notre livre « L’atelier des mots ». Elle a garder le livre d’Hugo et les rois sur la mémorisation. Elle va le lire pour voir si les procédures proposées seront adaptées pour ma fille. Elle ne connaissait pas toute cette série Hugo, elle les a trouvé vraiment bien.

 

On garde tout le Montessori (les coffrets  à graphèmes, le matériel de manipulation etc), les jeux, le cahier d’écrivain.

Je dois réduire le rythme de travail, aller très lentement pour qu’il y ait peu d’information en même temps.

On garde le cahier d’écrivain, elle pensait justement lui faire travailler des productions écrites en partant d’un thème plaisant à ma fille, qui a du sens pour elle et choisi par elle, afin qu’elle apprenne des astuces pour organiser ses idées, les structurer, les poser. On pourra continuer pour l’orthographe à travailler par champs lexical relatif au thème de départ.

Ne lui faire travailler que ce qui a du sens, du lien avec la vie et ses besoins. Le reste est superflus.

Le fait des faire des pauses de parfois plusieurs semaines sans travail posé est très bien. En effet, le cerveau a besoin de ses périodes pour maturer les apprentissages et les intégrer.

Deux objectifs principaux pour la remédiation :

  • Ma grande est vraiment braqué sur le fait de recevoir de l’aide d’une tierce personne. Pour elle, si on l’aide, la conseille, c’est qu’elle est incompétente et du coup à une nette tendance à rejeter cette aide. Donc un travail sur l’estime de soi.
  • Travailler sa mémoire de travail qui est réellement inefficace et donc bloque tout processus d’apprentissage intellectualisé. Ellr va donc donner des petits exo.

 

Donc on garde tout, sauf le travail formel et intellectualisant les notions en français comme en maths. Garder le Montessori en avançant tout doucement, très lentement.

Que cela reste ludique et un plaisir.

Avec le travail de production écrite, plus tard, nous verrons si la dysorthographie se valide et dans ce cas nous ferons un accompagnement en plus avec une orthophoniste.

Au final, on repart donc sur une approche tendant vers le unschooling, sans pression de rythme, de notions à acquérir. Juste une ou deux activités centrales ludiques servant à développer un fonctionnement permettant aux notions de venir seules…

11 comments

  1. Je suis admirative du travail de cette professionnelle, je n’aurais pas pensé à consulter une neuropsy à vrai dire et cela me donne envie d’en voir une pour mon fils qui a besoin de beaucoup de temps dans ces apprentissages, a des difficultés pour s’exprimer et prononcer. D’ailleurs je commence un peu à m’inquiéter; en maths, c’est ok avec montessori, par contre singapour trop abstrait, en lecture il déchiffre juste à 8 ans. Quel professionnel as tu rencontré en premier? Comment l’as tu choisis, bouche à oreille? Pour mon fils aussi ce sera dur de se faire aider, car cela veut dire qu’il a un problème… et je crains de tomber sur un professionnel non bienveillant et compétent :-(. Merci pour le partage de ton expérience!

    1. J’avais demandé conseil à une amie orthophoniste. Puis je suis allée voir une neuropsy sur Toulouse. 500km de chez moi mais j’avais de bonnes remontées sur elle. Puis il fallait refaire des tests. J’en ai cherché une par chez moi pour que le suivi puisse être fait. C’est une orthophoniste qui m’a donné ses coordonnées.
      Tu peux en chercher par chez toi, aller au moins à un rdv, sonder son approche, voir si humainement ça passe. Un premier rdv ne t’empeche pas de cesser d’y aller si il ne te convient pas.

      1. Merci! Je vais regarder près de chez moi, le plus dur sera de faire accepter à mon fils quelqu’un d’extérieur.

    1. Un neuropsychologue. Ici j’avais expliqué à ma fille que j’avais besoin de savoir si elle avait des difficultés d’apprentissage (ou si juste pas envie) et d’avoir moi de l’aide pour l’accompagner.

      1. Merci! C’est ce que j’ai dit à mon fils mais au fond il ressent que c’est parce que je m’inquiète et donc qu’il a une difficulté :-(. Je suis moi aussi très hésitante pour prendre le rdv, en effet je suis opposée aux tests parce que je pense que ce n’est pas révélateur ou adapté de ce qu’il sait vraiment, que certaines compétences sont difficilement évaluables. Qu’en penses-tu? Je suis assez partagée à vrai dire.

        1. Je pense qu’effectivement un test est révélateur d’un instant T. Mais si je les ai fais faire puis refait 3 ans plus tard c’est que je pense qu’ils pouvaient aider ma fille et moi même. Je ne suis pas pour des tests neuropsy à outrance. Mais quand le parent a le sentiment que son enfant se heurte à une difficulté récurrente. A mon sens c’est important de savoir pourquoi et avoir une aide ainsi pour l’aider.

          Ensuite tout dépend comment le therapeute va présenter le test à l’enfant, va le lui faire passer et va présenter le bilan puis l’accompagnement. Le bilan doit être libérateur et non l’enfermer dans une étiquette. Ici c’est le cas.

          Perso. Le papa de ma fille se reconnaît ds le bilan. Sauf que pour lui à 40 ans, c’est trop tard pour la remediation. Il aura aimé que ses parents s’inquiètent et s’en occupent lorsqu’il était enfant. Il ne se traiterait pas ses difficultés comme un fardeau.

          Il peut y avoir une réelle souffrance à un moment pour l’enfant.

          1. Merci pour le partage de ton expérience! Hier mon fils m’a dit qu’il en avait marre de ne pas réussir, c’est dur d’entendre cela, son estime de lui est si faible :-(. Hâte de savoir comment l’aider, j’ai sauté le pas malgré ma peur, le rdv est la semaine prochaine avec moi seule. Encore merci!

          2. Bonjour Carine. Qu’est-ce qui te fait peur exactement ? Tu peux me répondre en mp si tu préfère.

          3. Bonsoir, désolée de te répondre si tard. Alors j’ai eu le rdv ce matin avec la neuropsy et je suis toujours autant mitigée, j’avoue que je ne sais pas comment elle arrive à cerner un enfant en 3 séances de test (pour le bilan). Elle n’avait pas du tout l’air de connaitre l’ief et a été très surprise quand j’ai dit que je faisais travailler mon fils seulement 1h/jour! Elle a dit qu’elle ne s’occupait pas de l’écriture/lecture, que c’était le travail de l’orthophoniste. 1h30 donc d’entretiens avec moi avec questions sur le langage/sommeil/appétit/passions/ etc, questions pas toujours évidentes, par exemple a t’il confiance en lui? est-il autonome? car en fonction de quoi et de qui, ce n’est ni tout blanc ni tout noir…et dur d’avoir du recul sur notre enfant. Par exemple, j’ai dit qu’il n’aimait pas prendre la parole en groupe, elle a dit faire du théâtre ou sport collectif serait bien, ben là mauvais conseil, car moi je suis pareil et ce serait une torture pour moi d’avoir à faire ce que je déteste/ce qui me terrorise…
            Mes peurs: que les tests (même si oraux et ludiques) soient mal vécus par mon fils, que cela ne correspondent pas à sa façon d’appréhender le monde, que du coup les résultats soient biaisés et donc faux, peur du coup d’avoir des conseils inappropriés, que l’estime de soi de mon fils baisse encore plus, voilà je crois que ce sont mes plus grosses peurs. Je ne sais pas non plus si après le bilan, nous aurons des conseils pour l’ief (j’avais apporté ma méthode Fransya, elle ne connaissait pas) ou bien si c’est la neuropsy qui s’occupe seule de la prise en charge. Elle avait l’air de prendre pour acquis les dires de notre inspecteur qui a dit que notre fils avait 2 ans
            de retard (bon selon moi 1 an max) par rapport aux enfants sco; je lui ai rappelé que nous n’avons pas l’obligation de suivre les programmes etc,, du coup j’imagine qu’elle suit la progression scolaire ce qui contredit ce que je pensais…Ensuite j’ai trouvé que c’est hyper cher, 550€ pour le bilan, et je n’ai pas demandé ensuite si besoin d’un suivi quel en serait le tarif, mais si c’est 1/semaine, cela doit vite chiffrer. Si j’étais vraiment sûre, je le ferais, mais là on hésite beaucoup. J’en verrais bien une autre mais bon 70€ de consult à chaque fois…bref cela cogite…

  2. Bonjour
    Tout d’abord, le prix, oui elle prend super cher, normalement c’est de l’ordre de 200 euros une longue séance de plusieurs heures pour faire le test en entier ou scinder en plusieurs séances (ici 4 se 55 euros)
    Pour le suivi ensuite pour nous c’est moins cher, une séance de 30 euros par semaine. Ce pourrait etre tous les 15 jours mais ma fille a demandé à la neuro que ce soit une fois par semaine.

    Pour le reste, je te conseillerai d’en voir une autre…

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