Bilan neuropsy

Nouveau bilan neuropsy. Le précédent datait de 3 ans et avait été fait à Toulouse. Le bilan mettait en lumière surtout une mémoire de travail défaillante et une non entrée dans l’abstraction. La neuropsy m’avait donné des préconisations de travail à la maison : unscho +++, du ludique et 20 mn de travail posé maxi par jour.

Ma grande avait fait à la suite un suivi en orthophonie pendant 2 ans préconisé par la neuropsy. Elle s’est lassée et moi je ne voyais aucune évolution. Puis aucune coordination entre le travail fait au cabinet et chez nous. On a stoppé. La mémoire de travail et l’abstraction n’étaient pas travaillés. Puis à mon sens elle n’était pas dyslexique.

En parallèle,  j’ai fais beaucoup de recherche sur les intelligences multiples, sur comment adapter des activités à ses intelligences les plus développées (kinesthésiques et infographiques), et donc sur différentes pédagogies notamment  Montessori. Montessori permet l’entrée dans l’abstraction en passant par de la manipulation.

Cette année, nous avons trouvé une neuropsy plus proche de la maison qui pourra effectuer l’accompagnement nécessaire. Elle a refait un bilan. Il en ressort les mêmes difficultés : mémoire de travail et immédiate inefficaces et abstraction (là des progrès apparaissent) ce qui crée des difficultés pour tout. Effectivement l’orthophonie ne pouvait pas l’aider. Elle n’est pas dyslexique.

Ce bilan est beaucoup plus complet que le précédant, plus poussé. La neuro est vraiment super, compétante et bienveillante. Ma grande a pu exprimer son mal être face à ses difficultés, et moi aussi. Je me sens tellement impuissante. Tout le travail mis en place nous heurte toujours à un mur. Une avancée très lente. Le sentiment que tout est à recommencer chaque jour.

La neuropsy m’a énormément déculpabilisée et même valorisée. Effectivement la mémoire de travail ne permet pas à ma fille de stocker les apprentissages ou très très lentement. Tout ce que j’ai mis en place est parfait et adapté (montessori, la grammaire en 3d etc).J’ai bien perçu son profil.

Elle va avoir un suivi de réeducation cognitive. L’objectif principal est de développer sa mémoire de travail et immédiate. C’est ce qui débloquera les apprentissages. Et lui donner des outils afin qu’elle sache contourner ses difficultés.

Elle nous a bien expliqué que ce n’est pas que ma fille ne veut pas, mais elle ne peut pas. Et évidemment l’échec lui fait perdre son enthousiasme et volonté d’essayer.

Je dois apporter tous nos supports pour le prochain rdv afin de faire du tri. Garder ce qui est bien adapté à ma grande.

Un travail en coordination sera fait afin qu’une cohérence soit là entre le travail en cabinet et la maison.

Le but est qu’elle sache lire, écrire, compter et trouver les chemins qui lui permettront de s’épanouir en lien avec ses ressources et son fonctionnement.

Les préconisations de travail ief sont :

  • 20 mn maxi par jour de travail posé dans un lieu isolé de toute source de distraction à horaires fixes pour ritualiser.
  • Peu d’informations en même temps et avancer lentement au rythme de ma fille (oublier les programmes etc)
  • Activités ludiques et de manipulation
  • Consignes claires et simples. Les une après les autres, notamment par pictogrammes (sa mémoire est avant tout infographique).
  • Supports épurés, principalement graphiques (donc mes cartes mentales etc sont ok).
  • Pas de pression. Pas de mise en échec.
  • Beaucoup d’activités sportives et favorisant le lien humain. Les points forts de ma fille.
  • Travailler l’estime et la confiance afin qu’elle s’ouvre à nouveau et trouve ses voies. Qu’elle voit ses richesses et ressources !

En fait c’est exactement ce que j’avais mis en place. Sauf qu’avec les contrôles IA (et le nouveau décret) je remettais une pression pour qu’elle avance. Et bien entendu elle se bloque encore plus. Je sais qu’elle ne peut pas, je sais ses difficultés mais parfois cela m’est difficile. Je me disais qu’il y avait certainement une part de mauvaise volonté et donc je mettais une pression. Puis même au delà de l’ia, y a aussi une pression sociale, les réflexions de la famille, des gens, la pression que ma fille se met elle-même en se comparant à d’autres enfants, les réflexions de certains. Mais tout cela ne fait qu’aggraver le problème.

Alors travailler le lâcher prise…. Tout ceci me conforte dans notre démarche d’apprentissage informel et de suivre ses rythmes sans tenir compte des programmes et paliers (et des réflexions désobligeantes qui ne font que la dénigrer).

La neuropsy m’a aussi conseillée qu’une autre personne prenne parfois le relai pour le travail posé afin que ma relation avec ma fille reprenne une autre dimension. Mon chéri est ok pour prendre en charge. Il ira donc une semaine sur deux avec elle chez la neuropsy. Il ne sait pas comment faire. Alors il souhaite que je prépare l’activité, la lui explique et comment il doit faire avec ma fille. Et il fera.

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